Allan Kardec (1) En vente à l’Union Spirite Française et Francophone au format livre |
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Caractère de la révélation spirite :
L 'Autodafé de BARCELONE :
Léon Denis Un pionnier: Chantre de la philosophie spirite Il y a soixante-dix neuf ans, Léon Denis se désincarnait, sa présence ne nous a jamais fait défaut, à preuves ses livres : Après la Mort, Esprits et Médiums etc… Son oeuvre fut grande, féconde, lumineuse et bénie, d’autres plus autorisés en parleront mais ce qu'on ne pourra jamais connaître, c'est la grandeur de son cœur, sa bonté délicate et si discrètement agissante, c'est l'élévation de son esprit. On ne pouvait l'approcher qu'avec tout le respect, la vénération qu'inspirent ceux qui viennent de très haut. Léon Denis naquit à Foug, bourg lorrain de l'arrondissement de Toul (Meurthe‑et‑Moselle) le 1er janvier 1846. Il était encore enfant lorsque sa famille vint se fixer à Saint‑Pierre‑des‑Corps (Indre‑et-Loire), puis à Tours, où il meurt après une belle carrière littéraire et une belle vie de travail et de bien en 1927. Dans ses écrits, Léon Denis nous a donné des détails sur son adolescence assez dure, partagée entre des travaux pénibles et l'étude. On peut dire que ce savant psychiste, ce grand philosophe spiritualiste, cet homme de bien, fut le fils de ses oeuvres. « Je suis né, a écrit Léon Denis, dans la classe laborieuse, j'en ai connu les luttes, les privations. Mon père était tailleur de pierres, puis devint petit entrepreneur, mais le travail manquait souvent et il fallut changer de métier. Moi‑même, après avoir reçu une instruction très sommaire, j'ai débuté petit employé de commerce et le labeur manuel ne m'est pas étranger. Déjà, à douze ans, je décollais des "flans» de cuivre à la Monnaie de Bordeaux et mes doigts d’enfant, sous le frôlement du métal se teintaient de sang. A seize ans, dans une faïencerie de Tours, je portais la hotte les jours où l'on défournait. A vingt ans, dans une manufacture de cuirs, je charroyais des peaux aux heures de presse, où je manœuvrais "la marguerite , gros outil de bois qui sert à assouplir les cuirs. Obligé pendant le jour de gagner mon pain et celui de mes vieux parents, j'ai consacré bien des nuits à l'étude, afin de compléter mon léger bagage de connaissances et, de là, date l'affaiblissement prématuré de ma vue. » « Après la guerre de 1870, j'ai compris qu’il fallait travailler avec ardeur à l'éducation du peuple. Dans ce but, avec quelques citoyens dévoués, dont était Jean Macé, nous avions fondé dans notre région la Ligue de l’Enseignement, dont je suis devenu secrétaire général, créé des bibliothèques populaires, inauguré un peu partout des séries de conférences. Ceci pour démontrer que j'ai toujours gardé le contact avec les classes laborieuses, que j'ai partagé leurs soucis, leurs aspirations vers le progrès. Je me suis beaucoup intéressé au mouvement coopératif et j'ai longtemps tenu, à titre gracieux, les livres d’un groupe d’ouvriers cordonniers réunis dans une entreprise commune » "Maintenant que l'âge a blanchi ma tête et que l'expérience est venue, j'apprécie plus hautement les avantages que procurent à toute âme les réincarnations parmi les humbles et la libre acceptation de la loi du travail. Je comprends mieux pourquoi la loi d’évolution oblige l'immense majorité des êtres à renaître au sein des classes laborieuses pour y développer les saines énergies, façonner les caractères, élever les âmes. C'est pour cela que les plus grandes âmes qui ont passé sur la Terre : le Christ, Jeanne d’Arc, et tant d'autres nobles Esprits ont voulu naître dans les conditions les plus obscures pour servir d’exemple à Humanité." (Ainsi fit Léon Denis ) "Dans le cours de ma vie, depuis mon enfance, au milieu des difficultés que j'ai dû surmonter, j'ai toujours été soutenu par l'au‑delà. Aux moments dont je viens de parler, je me sentais poussé dans ma voie par une force dont j'ignorais encore la nature, car mes guides spirituels ne se révélèrent qu'un peu plus tard. Cependant, je possédais déjà une faculté médiumnique, celle de l'écriture, et j'obtenais des communications d'une forme assez littéraire. Mais cette faculté disparut tout d’un coup lorsque je devins un conférencier. Mes protecteurs de l'espace m'expliquèrent qu'ils avaient adapté leurs secours fluidiques à mes facilités oratoires et aux moyens l'improvisation comme étant plus efficaces pour la vulgarisation du Spiritisme." "A cette époque, je ne traitais pas encore publiquement les questions spirites. Ce ne fut que vers 1880 que j'abordai franchement et publiquement cette question. Il fallut plus d’une fois supporter les railleries, les objections puériles et surtout le boucan. Aujourd’hui, les conférenciers spirites rencontrent un meilleur accueil, ce qui prouve les progrès réalisés par nos croyances dans une période de quarante années." Léon Denis voyagea beaucoup en Suisse, en Italie, en Espagne, à Malte et en Tunisie. Il visita aussi la Belgique, la Hollande. De ces voyages, il rapporta d’intéressantes études dont il parle dans certains ouvrages. Pendant quinze ans, Léon Denis fit partie de la Loge des Démophiles de Tours. Il en fut l'un des plus brillants orateurs. Il s’en retira en raison de ses croyances spiritualistes. En 1870, il fit partie de l'armée de la Loire comme lieutenant des mobiles. Revenu à Tours, il comprit, après cette désastreuse guerre, q’il fallait instruire le peuple ; aussi travailla‑t‑il avec ardeur à son éducation. Ce fut vers "L'école Laïque" qu’il dirigea ses efforts et qu’il fonda dans son département avec quelques amis du progrès social, la Ligue de l’Enseignement. Léon Denis fit plus de trois cents conférences à Paris, chez la duchesse de Pomar, à la salle du Petit Journal, à la Société de Géographie, à Trianon et dans les principales villes de France, particulièrement à Lyon, Marseille, Toulouse, Bordeaux. A l'étranger, il fut apprécié à Genève, Bruxelles, La Haye. Partout, Léon Denis se fit remarquer par ses brillantes facultés oratoires, par son éloquence vibrante et chaleureuse. Il sollicitait souvent la contradiction, fortement armé, grâce à son érudition et à sa merveilleuse mémoire. Il présida avec autorité à Paris, en 1900, le Congrès des Spiritualistes modernes, toutes les écoles réunies (Spiritisme, magnétisme, théosophie, occultisme, hermétisme). Il fonda à Alger, la Fédération algérienne et tunisienne des spiritualistes, dont il était président l'honneur. Léon Denis était président d’honneur de l’Union Spirite Française ; il était aussi président des Unions spirites de Catalogne et du Brésil. Enfin, en septembre 1925, sous l'inspiration de ses guides et d'Allan Kardec, il fut l'âme du Congrès spirite international qui se tint à Paris et auquel prirent part vingt‑sept nations. Les admirables discours prononcés par Léon Denis à ce congrès resteront des documents immortels sur le mouvement spirite de cette époque. Léon Denis est mort à la tâche, en vaillant, malgré ses quatre-vingt‑un ans et l'affaiblissement de la vue dont il souffrait. Son oeuvre spirite est admirable. Tous ceux , qui ont lu Léon Denis ont pu apprécier ses talents d’écrivain, ses hautes connaissances psychiques, la profondeur de sa philosophie spirite. Il venait d’achever une oeuvre de valeur : Le Génie Celtique et le Monde Invisible, écrit en collaboration avec les Esprits, lorsqu’il se désincarna. Léon Denis fut le fils de ses oeuvres. Sorti d’une famille d’ouvriers qui ne put le faire instruire selon ses aptitudes et ses désirs, nous avons vu comment cette âme vaillante gravit peu à peu les échelons de son apostolat, débutant par les journées sombres de manœuvre, traversant des vicissitudes nombreuses, matérielles, pour atteindre enfin les sommets glorieux de l'intellectualité, de la spiritualité. Cette vie si humble, mais si lumineuse, restera pour l'humanité un sublime exemple moral, par l'amour du travail qui la caractérisa, par l'amour du bien et du vrai qui l'illumina, par la belle et large fraternité qui rayonna constamment de cette âme d’apôtre sur l'humanité. Léon Denis n'est pas seulement un philosophe spirite, il est aussi l'un de nos plus grands écrivains français ; il est, à ce titre, une gloire pour nos lettres françaises. Gardons fidèlement dans nos cœurs une pensée de gratitude, l'affectueuse vénération à ce maître de la pensée spirituelle, à cet apôtre de la Vérité et de la Fraternité ! Prions‑le de continuer du ciel à nous éclairer de la lumière de ses enseignements ! Prions‑le de revenir nous aider à suivre la voie lumineuse tracée par Allan Kardec et qu'il sut élargir par sa Science et son Amour ! Par sa bonté, Léon Denis sut gagner les cœurs. Son âme lumineuse rayonna avec amour sur l’humanité, cherchant toujours à élargir ses horizons, à lui faire comprendre et aimer les oeuvres divines, la Vie spirituelle.
Si la doctrine spirite demeure intacte sur ses positions après les assauts redoublés de ses détracteurs, elle le doit, pour une large part, au talent, à l'énergie tenace, à la prudence avisée de l'auteur de Après la Mort ; grâce à lui, l'enseignement des Esprits est demeuré intangible, et personne ne songe à lui marchander l'honneur de l'avoir conduit, contre vents et marées, avec un courage, une clairvoyance et un désintéressement qui forcent l'admiration. Ayant largement contribué à défricher un des plus hauts sommets de la connaissance, Léon Denis peut, avec un contentement légitime le voir se couvrir d'une moisson pleine de promesses. En sortirat‑il le grain qui fécondera l'avenir ? Beaucoup l'espèrent et la Science, enfin, se décide à sonder le mystère de cette éclosion étonnante. Souhaitons‑lui de trouver encore devant elle des pionniers aussi hardis pour continuer à déblayer la voie qui conduit aux cimes où s'élargit l'orbe de la clarté sans limites.
Son oeuvre L’oeuvre écrite de Léon Denis, fruit d'une longue vie de labeur, présente une admirable unité doctrinale et savante, elle se déroule avec ampleur autour du foyer ardent de la foi spirite. - Après la Mort fixe en premier lieu l'enseignement spirite, après en avoir présenté une synthèse puissante. Livre vraiment inspiré, où la forme revêt l'idée d'un vêtement magnifique, - Dans Christianisme et Spiritisme, l'auteur répondant aux attaques du clergé romain de l'époque, tente avec succès de projeter sur les Evangiles le rayonnement de cette lumière secrète dont resplendit la figure sublime de Jésus de Nazareth. - Dans Jeanne d'Arc Médium, il élucide un grand problème historique et analyse les phénomènes merveilleux qui illustrent la vie de la vierge lorraine. C'est un monument fait de vérité et de beauté. - La Grande Enigmeest l'oeuvre d'une foi appuyée sur la raison et la science. Livre d'élévation sereine devant les splendeurs de l'univers, poème brûlant de l'esprit cherchant sa plus haute voie. Dans le domaine proprement scientifique, Léon Denis a donné deux livres remarquables par l'étendue et la sûreté de l'érudition. Ce sont : Dans ‘’L’Invisible’’, traitant spécialement des facultés psychiques et renfermant les données essentielles et les preuves fournies par l'expérimentation au point de vue phénoménal. Puis Le problème de l'Etre et de la Destinée, dont la riche documentation étayant la grande loi des vies successives se déroule en périodes majestueuses. Par elle, les énigmes de la vie se résolvent, le mystère de la destinée s'éclaire d'une lumière intense. - Le Monde Invisible et la Guerre, d'une large pitié humaine, est comme le couronnement de cette oeuvre admirable. Tous ces ouvrages, ainsi que les nombreuses brochures de propagande, les articles de revue, discours et conférences, portent la triple marque de l'apôtre, du penseur et du poète. En les parcourant, on ne peut manquer d'en apprécier la puissante unité, '.'heureux équilibre, l'élévation sereine. Que Léon Denis traite du grand problème de la vie et de la mort, des mystères de l'Invisible, de la médiumnité transcendantale ou des traditions celtiques, son style demeure, dans sa robuste plénitude, net substantiel, harmonieux. Il charme l'oreille, émeut le coeur, séduit l'esprit. Par la chaleur de l'inspiration, le don de l'image expressive et l'envolée, il s'apparente aux meilleurs maîtres de notre prose. Dédaignant tout artifice et par une vertu qui lui est propre, il atteint, sans rhétorique vaine, les hautes cimes de l'éloquence ; il entraîne et persuade. C'est pourquoi ses ouvrages connaissent la rare fortune d'être traduits dans la plupart des langues et lus aux quatre coins du globe. Telle est l'oeuvre de ce Lorrain, en qui se conjuguent les solides qualités de sa race : volonté sûre, intelligence souple et précise, sensibilité délicate et contenue, imaginadon ardente et riche toujours soumise au contrôle de la raison : oeuvre merveilleusement féconde où l'on retrouve, en relisant ses pages, la lumière voilée, la profondeur et le charme de Platon.
Communications d’Alan Kardec
Dans Les Annales du Spiritisme, journal qui paraissait à Rochefort‑sur‑Mer sous l'égide du Groupe Allan Kardec qui siégeait au 32 rue Guesdon, nous avons relevé qu'au cours d’une séance qui s'est déroulée le 24 avril 1927, un message d’Allan Kardec reçu par l'intermédiaire de Mlle J. Brasseaud, médium du groupe, disait ceci : ‑ Vous venez de vous entretenir sur la disparition d’un maître que vous aimez, sur celui qui fut l'un des plus fervents apôtres du Spiritisme : Léon Denis. Pourrais‑je passer sous silence, mes frères, les derniers moments terrestres de cette belle âme, alors que je viens si souvent dans ce lieu apporter les enseignements du divin maître Jésus ! ‑ Léon Denis fit une admirable mission d’apôtre. Ne chercha‑t’il pas par ses oeuvres, par son exemple, à propager la doctrine du maître ? Il en avait si bien compris toute la beauté qu'il voulut la faire connaître à tous ses frères afin de les unir, de les élever par l'amour, par la belle fraternité qu'enseigna et pratiqua Jésus ! ‑ Arrêtons donc notre pensée, mes frères, sur Celui qui vient de vous quitter et qui dans l'au‑delà observe déjà d’un regard profond les choses merveilleuses qu'il y découvre et dont il jouit avec bonheur. Puis‑je dire qu’il les découvre alors que, sur Terre, par certaines réminiscences, par ses intuitions et sa belle clairvoyance, cet Esprit pur avait déjà pénétré dans le domaine de l'infini, par les révélations de ses guides, par sa foi éclairée, par son acquis spirituel, n’avait‑il pas eu dès ici‑bas, un pied dans l'au‑delà ? S'il n'est plus pour les, humains, pour vous qui l'aimez sincèrement, il vit là‑haut en pleine joie, dans la splendeur spirituelle. _ J’entourais souvent ce frère de ma force d’amitié, de ma protection spirituelle, tout en lui communiquant mes enseignements. Il fut un apôtre de l'amour, un ardent pionnier de la vérité. Dans son long apostolat, il m’appela souvent pour l'inspirer dans ses travaux et c'est avec bonheur que je venais l'éclairer, soit par des vibrations puissantes venues de l'espace, soit par mes intuitions en descendant près de lui. Cette âme toujours avide d’une vérité plus pure cherchait parfois, aux heures de recueillement à briser ses liens charnels pour pénétrer l'au‑delà. Dans ses méditations spirituelles, Denis appelait son ange gardien, il sollicitait la lumière de ses guides et des forces pures de l'espace, ce qui explique la beauté de ses écrits. Une vive clarté irradiait de son pur Esprit, s'harmonisant avec le "Soleil l ‘Amour'’ qui illuminait sa modeste demeure, même dans les jours les plus sombres de votre Terre. ‑ Oui, j'aimais cette âme noble et pure que des aspirations supérieures poussaient toujours à s'élever vers des régions plus éclairées que la Terre. Par la pureté de son esprit, Léon Denis eut accès dès ici‑bas dans l'astral, dans les mondes éthérés. ‑ J'aime ce frère parce que des affinités antérieures nous lient, parce que déjà, autrefois, il avait été pour moi un ami, un collaborateur dévoué, alors que tous deux chefs de belles institutions philosophiques, nous pouvions déjà pressentir le problème de l'être et de ses destinées. ‑ Cette belle âme avide de spiritualité recherchait tout ce qui pouvait répondre à ses hautes aspirations et élargir ses horizons. Toute sa vie fut un labeur persévérant pour découvrir encore et toujours plus de lumière, non seulement pour lui même, mais pour en faire bénéficier l'humanité. ‑ Au début de mon action près de lui en vue de son dernier ouvrage, je sentis, comme ses guides, que cette âme allait bientôt venir nous rejoindre ; aussi les Esprits se hâtèrent de lui donner par son médium les documents essentiels pour permettre la parution du livre avant son départ. ‑ Ne vins‑je pas un jour vous révéler, mes frères, que Léon Denis ne vous quitterait que lorsqu'il aurait achevé le livre écrit en collaboration avec les Esprits ? ‑ Et cet ardent pionnier vient de quitter la Terre au moment où l'oeuvre paraît. Il avait aussi le désir d’écrire une Vie de Jésus, mais l'heure de son propre repos a sonné. Ce maître est parti ayant bien mérité du Ciel, par sa mission bien remplie, par sa sublime charité de coeur, par ce don de lui‑même envers tous ; en un mot, par le beau travail spirituel qu’il fournit ici‑bas. ‑ Je ne vous retracerai pas tout le labeur méritant de cet apôtre, car vous connaissez ses oeuvres, vous les avez appréciées, cherchant à les faire connaître à ceux qui doutent de la Vérité spirituelle. ‑ 0 frère Denis ! Esprit pur ! Comme tu es heureux de pouvoir t’éclairer maintenant au rayonnement pur de Jésus, sans l'obstacle de la matière ! Que de fois tu appelas, tu prias ce divin maître de venir t’inspirer aux heures difficiles et tu bénéficias souvent de cette lumière pure grâce à la pureté de ton coeur, à ton beau don d’intuitif, d’inspiré ! Et lorsque ton médium traduisait la pensée de tes guides, ton cerveau n’était‑il pas en même temps impressionné par la force spirituelle qui t’entourait ? ‑ Par sa bonté, Léon Denis gagner les coeurs. Son âme lumineuse neuse rayonna avec amour sur l'humanité, cherchant toujours à élargir ses horizons, à lui faire comprendre et aimer les oeuvres divines, la vie spirituelle. ‑ Aussi, en quittant la Terre, cet apôtre fut‑il glorifié par tous les spirites. Il le fut plus magnifiquement encore par les Esprits, puisqu’il reçut même les hommages des "Elus". Cette réception spirituelle fut grandiose ; mais avant de vous en donner un aperçu, laissez‑moi vous (1) Cette vie antérieure deLéon Denis nous explique le sujet de son livre Le Celtisme et le Spiritisme pour lequel Allan Kardec, un druide comme lui, l'inspira si souvent.
GABRIEL DELANNE ET LA DOCTRINE SPIRITE Gabriel Delanne fut le disciple le plus proche, après Léon Denis, du Maître Allan Kardec, mais disciple, hélas quelque fois trop oublié, qui mérite particulièrement que nous rappelions sa vie et son œuvre. Au mois de mars de cette année 2006, il naquit voici 149 ans.
DU DOUTE A LA CONNAISSANCE François, Marie, Gabriel Delanne naquit à Paris (21, rue du Caire) le 23 mars 1857. Son père, Alexandre Delanne, et sa mère, Marie, Alexandrine Didelot, tenaient un magasin d’articles d’hygiène. Voyageant pour ses affaires, Alexandre Delanne entendit à Caen parler, pour la première fois, de spiritisme. Il accueillit, avec scepticisme les affirmations qui lui étaient faites touchant l’âme humaine, sa survie, sa manifestation après la mort et son évolution à travers les vies successives. Cependant, de retour à Paris, il confia à sa femme ses préoccupations sur ces graves problèmes que ses conversations de Caen rendaient plus aigus. Intuitivement pénétrée des données du nouveau spiritualisme, Madame Alexandre Delanne engagea vivement son mari à acquérir le Livre des Esprits et les Livre des Médiums. Ce fut aussitôt la lecture à deux de ces ouvrages si riches d’enseignement. Que d’échos de leurs propres sentiments de leurs aspirations ils devaient découvrir en leurs pages ! Si bien qu’ils n’eurent bientôt qu’un désir : celui de rencontrer Allan Kardec. Ils allèrent à lui au 59 passage Sainte Anne. Ils furent accueillis par le Maître avec cette simplicité si attachante qui, chez les êtres de valeur, est le signe de leurs qualités de cœur et d’intelligence. La mère de Gabriel Delanne devint, très rapidement, un excellent médium psychographe au sein du petit groupe familial que son mari et elle avaient créé sur les instances d’Allan Kardec, en leur domicile –rue Saint- Denis- dans la maisons des Bains Saint Sauveur. Ce fut dans ce groupe qu’un certain jour furent reçus, introduit par un ami des époux Delanne, Monsieur Ledoyen, ancien libraire au Palais Royal, deux personnes inconnues d’eux qui devaient, en cours de séance, recevoir une communication en idiome piémontais.
L’ENFANCE PRES DU MAITRE
Donc, dès son enfance Gabriel Delanne fut familiarisé avec le vocabulaire spirite et il assista de bonne heure à de nombreuses séances, souvent d’une rare qualité. Madame Berthe Ducel, Présidente du foyer spirite de Béziers, que j’ai bien connue, ayant à ses côtés, dans ma jeunesse, apporté ma part à l’effort de ce cercle, patronné par Jean Meyer, se plaisait à rappeler qu’Alexandre Delanne lui conta, à l’un de ses passages dans la grande ville languedocienne, que son gamin, alors âgé de 7 ans, avait été un jour interrogé sur la religion de ses parents. Avec une charmante naïveté Gabriel avait répondu : « Papa ? Il est spirite et maman aussi. Elle est même très bon médium. J’espère bien pouvoir, comme elle, faire un jour honneur à ma foi ! ». Ce trait nous permet de penser, comme Gabriel Delanne m’en fit un jour confidence, qu’il devint de bonne heure le propagandiste des convictions spiritualistes de ses parents auprès de ses petits camarades, dont certains devaient, plus tard, partager ses opinions. Allan Kardec voyait souvent la famille Delanne pour laquelle il éprouvait une vive amitié. Gabriel Delanne avait 12 ans lorsqu’en 1869, le Maître usé par le travail, les soucis, les incompréhensions, succomba, ayant bien rempli sa tâche. Gabriel Delanne aimait à évoquer cet homme au bienveillant regard qui le guidait dans son travail de petit écolier et l’instruisait, en outre, de tant de choses ! Si je me souviens toujours des encouragements affectueux que Gabriel Delanne me prodigua tant de fois au cours des entretiens que j’eus avec lui dans son appartement de la villa Montmorency où Jean Meyer avait voulu abriter sa vieillesse, Gabriel Delanne entretint filialement le souvenir du Maître spirite qu’il célébra en toutes occasions dans son œuvre écrite et parlée.
LES DEBUTS DE LA VIE ET DANS L’ACTION Gabriel Delanne faisait preuve d’une grande modestie, si bien qu’il fut d’une extrême discrétion à l’égard de lui-même. Tout ce qui, dans sa vie, n’était point lié avec la question spirite lui semblait négligeable. Il était tout aussi discret à l’égard de sa propre souffrance. Devant elle, il fit preuve, j’en fus tant de fois le témoin, affligé d’un véritable stoïcisme ! Infirme, cloué dans son fauteuil de douleur, aveugle, enfermé dans le silence de la cécité, il puisait dans la méditation, confiant dans le secours de l’invisible, le soutien qui lui permit de ne pas considérer l’existence terrestre comme un martyre. Nos lecteurs se souviennent que Léon Denis, Jean Meyer et le bon médium-peintre-mineur Augustin Lesage connurent la même épreuve. Ils furent aussi dignes devant la douleur. Mais, revenons à la jeunesse de Gabriel Delanne. Il fut élève au Collège de Cluny (Saône et Loire) puis, avec son frère Ernest, au collège de Gray (Haute Saône), ville où habitait une de leurs tantes, belle sœur d’Alexandre Delanne. Après de brillants débuts, Gabriel Delanne fut reçu à l’Ecole Centrale des Arts et Manufactures où il entra le 3 novembre 1876 ; la situation matérielle de ses parents ne devait pas lui permettre de poursuivre jusqu’à leur terme ses études dans cette institution. Il devait entrer à la Compagnie d’Air Comprimé et d’Electricité POPP, où il resta jusqu’en 1892. Il partagea, alors, son temps entre le travail et le service du spiritisme. C’est à cette époque qu’il lui fut dit par la voix : »ne crains rien, aie confiance ! Au point de vue matériel, tu ne seras jamais riche, mais tu ne manqueras de rien ». Cette affirmation se vérifia maintes fois au cours de son existence. Il faut reconnaître, en passant, que Jean Meyer fut, par sa bonté amicale, l’agent généreux de la providence lorsqu’il intervint pour assurer à Gabriel Delanne une vieillesse décente, préservée des soucis matériels. Il avait 23 ans, le 31 mars 1880, lorsque participant au Père Lachaise à la cérémonie commémorative annuelle d’Allan Kardec, Gabriel Delanne proclama son désir ardent de jeune militant, de se vouer à la diffusion du spiritisme scientifique. Il est désormais « engagé » et ne reculera jamais, aussi bien devant l’œuvre à réaliser.
L’ŒUVRE ECRITE ET PARLEE
Le 4 septembre 1882, il devint Secrétaire de la Fédération Spirite Franco-belge-Latine. En mars 1833, la revue bimensuelle : «Le Spiritisme » voyait le jour, grâce au soutien de Madame d’Espérance qui fut un prodigieux médium en même temps qu’une spirite agissante. Gabriel Delanne est bientôt l’âme du nouveau périodique. Avec son père, Alexandre Delanne, il fut un des fondateurs de l’Union spirite Française, première du nom, le 24 décembre 1882, sous la présidence du Docteur Josset et de l’appui, sans faille, de la bienheureuse Amélie Boudet, épouse dévouée d’Allan Kardec. Le 23 janvier 1883 au cimetière Père Lachaise, Gabriel Delanne eut l’honneur de rendre le suprême hommage à Madame Allan Kardec, décédée le 21 janvier à l’âge de 88 ans, quatorze années après son époux. De plus en plus à travers ses interventions, ses écrits, Gabriel Delanne insiste pour montrer que le spiritisme n’est pas opposé à la science et que sa propagation doit s’affirmer dans tous les milieux où la pensée libre est admise et respectée. En 1884, Gabriel Delanne est délégué par l’U.S.F. au Congrès national spirite belge à Bruxelles. En 1885, il fait paraître son premier livre « Le Spiritisme devant la Science » alors que quelques mois après, en septembre, Léon Denis éditait sa première et si précieuse brochure : « Le Pourquoi de la Vie ». Comme le remarquent, dans leur biographie, Gabriel Delanne, Paul Bodier et Henri Regnault : « Le début de l’action écrite de deux grands pionniers du spiritisme est donc à peu près parallèle ». Cette année 1885 est marquée particulièrement dans la vie de Gabriel Delanne par le développement de son action de conférencier en France et en Belgique, en même temps que par sa désignation comme Vice-président de l’U.S.F. Il n’avait que 30 ans ! En 1890, son frère Ernest Delanne se marie. Ami de Léon Denis, Ernest Delanne était profondément spirite alors que sa femme ne devait adhérer à notre philosophie qu’après la désincarnation de son mari en 1893. En 1892, Gabriel Delanne quitte la Maison Popp et devient représentant d’une autre maison de commerce pour laquelle il voyagea beaucoup. Suivant l’exemple de son père, il profita de ses déplacements pour faire une propagande intense en faveur du spiritisme. En 1896, année où il fit paraître son deuxième ouvrage « Le Phénomène spirite », Gabriel Delanne fonda « La Revue scientifique et morale du spiritisme ». Le premier numéro parut en juillet. Elle fut, durant trente ans, l’un des drapeaux du spiritisme. C’est dans ses pages qu’il inséra tout de lui-même ! D’un commun accord, Gabriel Delanne et Jean Meyer, que de forts liens d’amitié unissaient de longue date, avaient convenu qu’à la mort de son fondateur, cette publication cesserait de paraître pour être fusionnée avec la « Revue Spirite ». Il en fut ainsi. « L’évolution animique », troisième livre de Gabriel Delanne, parut en mars 1897. Devant l’intérêt soulevé par ses précédents titres, Gabriel Delanne résolut de se consacrer désormais exclusivement su spiritisme.
LES DIVERS ASPECTS DE LA VIE MILITANTE Au côté du magnétiseur, Hector Durville, qui venait de créer à Paris une université des Hautes Etudes, on dirait aujourd’hui « parapsychologique », Gabriel Delanne accepta la charge de la faculté des sciences spirites. Il y enseignait chaque semaine, le mardi, pour le plus grand profit de ceux qui le suivirent. Janvier 1899, vit naître la Société Française d’Etudes des Phénomènes Psychiques à Paris avec le Docteur Moutin comme Président et Gabriel Delanne comme Vice-Président. Il en assura bientôt la présidence. Jusqu’à sa fin, il fût l’âme de cette très active société. Monsieur Lemoine, savant et éminent mathématicien, lui succéda. Il demeura lui aussi, hautement animé de l’intérêt supérieur du Spiritisme. C’est la société française d’études des phénomènes psychiques qui prépara les voies à l’Union Spirite Française, deuxième du nom fondée par Jean Meyer avec le concours de Léon Denis et de Gabriel Delanne en 1919 ; elle devait devenir la fédération des spirites de France et de l’Union française. Le quatrième ouvrage de Gabriel Delanne qui contient la démonstration expérimentale de l’immortalité : « L’âme est immortelle », parut en 1899, alors que, par ses conférence à Paris, en province et à l’étranger, il répandait l’enseignement spirite, basé sur les données de l’observation. En septembre 1900, se tint à Paris le congrès spirite et spiritualiste international. Nommé Secrétaire Général de la section spirite, Gabriel Delanne était Délégué de la Société fraternelle de Lyon, de la Société d’études spirites magnétiques et spirite d’Alexandrie, du Cercle spirite de San Remo et de la Société Allan Kardec de Porto-Alègre au Brésil. En 1904, Gabriel Delanne fit la connaissance du médium musicien Aubert, que je devais rencontrer moi-même, bien plus tard et qui, puissamment doué, interprétait au piano, sous leur inspiration, les œuvres des maîtres disparus. En 1905, Gabriel Delanne prend une part très active au Congrès spirite de Liège et poursuit ses conférences. Dans les premiers mois de l’année 1905, il adopte une fillette de quelque mois qu’il entoura d’une tendresse paternelle mettant ainsi en pratique ses convictions spirites. C’est encore en l’année 1905 que se situe son séjour à Alger où, en compagnie du Professeur Charles Richet, qui m’en entretint comme lui-même quelquefois, il prit part chez le Général et Madame Noël aux expériences avec le médium Marthe Béraud (Eva Carrère) que j’ai également connue près de Madame Bisson et du Docteur Gustave Geley. Que de controverses ces travaux devaient susciter et suscitent encore ! Il n’est pas lieu, ici, de rouvrir le débat. J’ajouterai seulement qu’il y eut, avec Mathilde Béraud, des faits à caractère supranormal incontestables et que Gabriel Delanne fut un expérimentateur prudent et avisé. J’en dirai autant du Professeur Richet avec lequel, je le rappelle en passant, j’ai beaucoup travaillé comme assistant, lorsqu’il observa avec les docteurs Geley et Osty, les médiums célèbres ; Jean Guzik, Rudi Schneider et Ludwig Kahn notamment.
Bien sûr, dans ce domaine de l’observation, Gabriel Delanne rejoignait Léon Denis et Jean Meyer lorsqu’il déplorait la crédulité excessive de certains adeptes du spiritisme. Avec eux, il avait compris que cette crédulité était et est, hélas, un des terribles écueils qui entravaient et qui entravent la diffusion de la doctrine.
LE SOUTIENT DU TRAVAIL ET DE LA FOI DEVANT LA SOUFFRANCE Les années s’ajoutant voyaient s’aggraver l’état de Gabriel Delanne. En 1906, la paralysie de ses membres inférieurs l’oblige à marcher avec deux cannes. Il n’abandonne pas pour cela sa tâche de conférencier en France et même à l’étranger, tâche à laquelle il se voua avec un admirable courage, sans cesser d’écrire et de se documenter. C’est ainsi que naquit en 1900 le tome I de son monumental ouvrage : « Les Apparitions matérialisées des Vivants et des Morts ». Le tome II parut en 1911. La guerre de 14-18 survint. « La Revue scientifique et morale du Spiritisme » interrompit sa publication qu’elle reprit, heureusement, une fois la paix revenue. A cette période, la santé de Gabriel Delanne devint plus préoccupante. Chaque mouvement était une source de souffrances indicibles et il devenait aveugle. Cependant, il demeurait un exemple de résignation surhumaine, affligés que nous étions de cette épreuve sans recours. En 1918, il fit avec sa famille un voyage dans les environs de Marseille. Ce fut son dernier déplacement hors de Paris. Il ne pouvait plus marcher et il fallut recourir à un fauteuil roulant pour le porter de la voiture au train. Malgré ses souffrances, malgré sa cécité, Gabriel Delanne, dont la mémoire restait intacte et remarquable, continuait de travailler dans la calme demeure de la villa Montmorency à Auteuil, où Jean Meyer, compréhensif et compatissant, lui avait, dès la fin de la guerre, accordé asile ainsi qu’à sa fille adoptive et à sa cousine : Madame Mathilde Peley. Celle-ci devait se désincarner le 12 octobre 1925. Elle le soigna plus de trente ans avec un total dévouement. Après avoir écrit en collaboration avec Monsieur Bourniquel l’ouvrage « Ecoutons les Morts », il seconda Jean Meyer en 1919 dans la fondation de l’Union Spirite Française, préfaça en 1922 le captivant ouvrage, malheureusement épuisé, de Paul Bodier « La Villa du Silence », poursuivit ses conférences si pleines d’enseignement, données seulement au siège de la Société Française d’Etudes des Phénomènes Psychiques et, en 1924, fit paraître, sur les instances de Jean Meyer, son dernier ouvrage d’une si grande valeur « Contribution à l’étude de la Réincarnation ». Chaque année, lors de la cérémonie commémorative de fin mars-début avril, les spirites, en honorant le codificateur du spiritisme, vont également se recueillir devant ce caveau, unissant dans la même gratitude le fils et ses parents : Gabriel Delanne, Madame et Monsieur Alexandre Delanne, trois vaillants pionniers du Spiritisme.
LE DERNIER HOMMAGE
Nos lecteurs se souviennent que Jean Meyer, précédent Directeur de « La Revue Spirite » a fondé, outre la Maison des Spirites, l’Institut Métapsychique International de Paris. Cette fondation fut reconnue d’utilité publique en 1919 par le gouvernement français. Depuis de nombreux le savent parmi nous. L’ Institut Métapsychique international a vendu l’immeuble de son siège -89 avenue Niel- pour s’installer dans un appartement forcément réduit. Où sont les travaux d’antan ? Si Gabriel Delanne fut, dès sa création, Président de l’Union Spirite Française, il devait, à la fondation de l’Institut Métapsychique International, Membre de son Comité. Il le demeura également jusqu’à sa fin terrestre. Dans l’hommage qu’il lui rendit en première page de la revue métapsychique de mars-avril 1926, Charles Andry-Bourgeois écrivit : « Delanne fut l’ingénieur probe au grand cœur qui orienta toute sa vie et son intelligence vers la démonstration scientifique de l’existence de l’âme et de sa survivance après la mort. L’œuvre de Delanne est considérable, non pas tant pour le nombre des volumes publiés que par la valeur des documents et arguments qu’elle contient ». Il ajouta son premier ouvrage « Le Spiritisme devant la Science » fut l’œuvre qui le signala tout d’abord à l’attention de tous ceux qui s’intéressent à la destinée de l’âme humaine, de la psyché antique.
SUPREME ET FRATERNEL APPEL Gabriel Delanne, retenu hélas loin de nous par son cruel état de santé, avait transmis un message aux congressistes venus, cette fois, de tous les points du monde. Il le fit en sa qualité non seulement de Président de l’Union Spirite Française et de la Société Française d’Etudes des Phénomènes psychiques, mais de Membre d’honneur de la Fédération Spirite Internationale (aujourd’hui Conseil Spirite International CSI) en outre des titres qui suscitaient le respect et la reconnaissance que lui valaient universellement son œuvre et sa vie militante. Ecoutons-le : « Tous les hommes de bonne foi, demain, seront forcément amenés à la reconnaissance de l’individualité humaine du principe pensant de l’âme humaine et, par conséquent, de la survivance après la mort. Toutes les vaines arguties se prévalent par contre des témoignages certains émanant directement de ce monde de l’Au-delà où la vie est encore plus réelle que celle d’ici-bas. Fraternel appel à la science des hommes et à la science des esprits, disions-nous dans cette même revue, à l’heure de sa libération terrestre. C’était là toute la vie de Gabriel Delanne, toute sa pensée savante et généreuse, synthétisée en quelques mots. » –Hubert Forestier- LES ŒUVRES DE GABRIEL DELANNE
L’Ame est immortelle : L’auteur nous présente une illustration, avec sûreté, dans ce livre où les faits s’enchaînent avec une belle ordonnance, depuis l’étude de l’âme par le magnétisme et le dédoublement de l’être humain jusqu’aux problèmes de la constitution de la matière et de l’action de la volonté sur le corps à distance et sur les fluides ; en passant par les expériences de Crookes, l’histoire de Katie King, les phénomènes de matérialisation, les moulages et les photographies des formes d’esprits désincarnés, pour amener irrésistiblement non pas à une croyance, mais à une certitude : l’âme est immortelle !
Le Spiritisme devant la science : L’auteur examine l’idée directrice de Claude Bernard, étudie les faits qui établissent que la force est indépendante de la matière, puis se livre à une analyse complète du matérialisme positiviste et de ses arguments. Ensuite, abordant le magnétisme et son histoire, puis le sommeil naturel, le sommeil magnétique, l’hypnotisme, Gabriel Delanne apporte, avec les faits de l’expérimentation spirite, des preuves décisives de l’existence du périsprit et de l’immortalité de l’âme. Cet ouvrage fondamental du spiritisme scientifique, très riche en faits, se termine par une série d’importants chapitres sur le périsprit pendant la désincarnation, des médiums écrivains, intuitifs, voyants et auditifs, la médiumnité typologique, les apports, etc.
Recherches sur la médiumnité : Etudes des travaux des savants. Différences fondamentales entre l’écriture automatique des hystériques et l’écriture mécanique des médiums. Preuves absolues : communications au-dessus de la portée intellectuelle du médium , ou en dehors de ses connaissances ; messages révélant des faits inconnus ; écriture en langues étrangères inconnues du médium ; autographes de personnes désincarnées obtenus par des médiums qui ne connaissaient pas les décédés.
La Réincarnation –(Documents pour servir à son étude) Le grand vulgarisateur du spiritisme scientifique présente, avec de lumineux commentaires, les faits qui démontrent la réalité de l’évolution de l’esprit à travers les vies successives. Guidé par l’auteur, le lecteur constate tout d’abord que la croyance aux vies successives était fort en honneur chez tous les peuples de l’antiquité, puis s’initie aux théories de l’évolution depuis Lamarck et Darwin, étudie l’âme animale, la mémoire intégrale, les enfants prodiges et les souvenirs de vies antérieures.
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A l’antenne, la TVCEI, la première webtv spirite du monde.
La programmation est maintenue 24h par jour non stop.
Spirites du monde entier, vous pouvez maintenant assister à une programmationessentiellement doctrinaire et interactive sur la première webtv spirite de la planète. Depuis le 1er août 2006, la tvcei est à l’antenne. La chaîne est encore dans sa phase de test, mais elle est déjà pionnière : c’est le nouveau média de divulgation du spiritisme. Voici l’adresse : www.tvcei.com .
La webtv est une télévision interactive par l’internet. Le principal avantage, c’est le confort: le téléspectateur peut assister à la programmation chez lui, au travail à des horaires variés. Il est seulement nécessaire d’avoir un
accès internet. En plus de pouvoir accéder aux émissions enregistrées en direct ou en archives, la webtv donne au téléspectateur la possibilité de choisir entre regarder la télé (voir sur le site comment faire), mettre sur grand écran avec une excellente qualité d’image ce qui permet la projection des émissions dans les centres spirites ou lors d’évènements.
La tvcei est une initiative du Conseil Spirite International (CEI), institution qui résulte de l’union au niveau mondial des
associations représentatives des mouvements spirites nationaux de plus de 30 pays. Actuellement, le siège du CEI se trouve à Basilia, Brésil et son secrétaire général est le président de fa Fédératiof^lirite Brésilienne (FEB), Nestor Masotti. ^
La programmation quotidienne de la tvcei est disponible sur le portail www.tvcei.com et est composée des conférences et des émissions spirites faites par des institutions et des personnes de tout le Brésil. L’accès au portail ouvre une fenêtre qui met à disposition les deux canaux de transmission :
- canal 1, antenne 24h/24, matériel d’archives.
Chaînes avec des émissions spirites, conférences, films, vidéo-cours, des contenus exclusifs et historiques, notamment dans les langues suivantes : portugais, espagnol, français, anglais, italien etc.
- canal 2, en direct.
Dédié à la transmission des évènements et des conférences en direct, que ce soit au Brésil ou dans d’autres pays, avec la possibilité d’utiliser une salle interactive (chat) pour poser des questions ou envoyer des messages aux conférenciers qui peuvent répondre en temps réel.
En plus des canaux, la tvcei compte un agenda d’évènements : congrès, séminaires et des ateliers qui seront ensuite retransmis des divers états du Brésil. La chaîne offre aussi la possibilité de regarder en plein écran et de télécharger des vidéos.
La programmation de la tvcei est entièrement gratuite et s’adresse à toutes les personnes intéressées de connaître la doctrine spirite. Le Conseil Spirite International demande à tous les compagnons spirites de divulguer la tvcei.com ou d’écrire à l’adresse mail : tvcei@tvcei.com.
Unissons-nous à la tvcei.com, une nouvelle ère dans la divulgation du Spiritisme !